Avihou Medina, promoteur de la musique orientale israélienne

Parmi les heureux lauréats du Prix Israël 5782 (2022) figure le compositeur et interprète israélien Avihou Medina. C’est notamment grâce à lui que la musique juive orientale fait aujourd’hui partie intégrante du folklore musical israélien et l’Etat d’Israël a tenu à lui décerner cette année cette distinction exceptionnelle pour saluer cette contribution à la culture musicale du pays.

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Avihou Medina est né à Tel Aviv en août 1948, benjamin d’une famille de trois garçons. Les parents de sa mère Léa, qui a vu le jour à Jérusalem, sont montés du Yémen en Israël en 1906. Quant à son père, Aaron Levi Medina, il est né au Yémen et a immigré en Israël en 1939.  

Avihou Medina n’avait que 12 ans lorsque sa mère est décédée. Au cours de son adolescence, il a étudié au Kibboutz Kissoufim et c’est là qu’il a découvert les musiques des années 60, Rock, Beatles et bien d’autres encore, qui l’ont fortement influencé. Il a effectué son service militaire en 1967 dans une unité de blindés en tant que commandant de char. Au moment de la Guerre de Kippour, il a été appelé comme réserviste et a combattu sur le front sud. Il a également tenu à participer à la première guerre du Liban alors qu’il aurait pu en être dispensé.

Avihou Medina a commencé à écrire ses chansons en 1970 et l’une d’entre elles est arrivée à la troisième place au ‘festival de la chanson orientale’ en 1971. Lors des festivals suivants, dix autres chansons composées par Medina ont été sélectionnées et elles ont obtenu les trois premières places.

Il a entamé sa carrière de chanteur en 1980 en interprétant l’une de ses œuvres, intitulée ‘Rah’el’. Ce n’est qu’à l’âge de 42 ans qu’il a sorti son premier album, en 1990.

De nombreux artistes connus de la scène israélienne ont chanté ses chansons : H’aïm Moché, Yichaï Levy, Zohar Argov, Daklon, Ouri Chevah’, Tsion Golan, Boaz Char’abi et Chimi Tabori.

En 2015, il a été invité à allumer l’un des douze flambeaux de la cérémonie de la Journée d’Indépendance, Yom Haatsmaout. En 2016, il a reçu le prix du ministère de l’Education pour la Culture juive. Et en 2022, le Prix Israël lui a décerné.

Medina a été l’un des porte-parole les plus éminents des musiciens qui s’insurgeaient contre l’ostracisme visant la musique de style méditerranéen. Pour lui, a-t-il toujours tenu à souligner, la musique intitulée ‘mizrah’it’, méritait d’avoir sa place dans les médias audiovisuels.

Avihou Medina, père de trois filles, vit à Petah Tikva.  

Dans le discours qu’il a prononcé à l’issue de la cérémonie du Prix Israël, au nom de tous les lauréats, il a notamment déclaré : « L’avenir de l’Etat d’Israël est entre les mains de la nouvelle génération mais son évolution dépend de nous. Nous avons en effet le devoir de préparer les jeunes à leur avenir en les éduquant et en leur enseignant l’héritage de nos pères et les leçons du passé. Nous devons approfondir nos racines et renforcer auprès de cette nouvelle génération son sentiment d’appartenance, son amour et sa loyauté envers l’Etat d’Israël ».

Il a ajouté : « En cette journée, nous célébrons l’excellence israélienne. Mes chers amis avec lesquels je partage ce prix ont prouvé, cette année encore, la qualité supérieure de la science israélienne, de l’action sociale israélienne et de la création artistique réalisée ici en Israël ».